Les Films de Cannes à Bucarest commencent aujourd’hui avec un événement spécial dans la section Roumanie. 30 ans plus tard. À la Cinémathèque Union, à 18h30, sera projeté le court métrage A Noël nous avons reçu notre ration de liberté, de Cornel Mihalache et Cătălina Fernoagă et le long métrage Vidéogrammes d’une révolution d’Andrei Ujică et Harun Farocki.

À partir de 20h30, un débat du même nom sera animé par Alexandru Lăzescu, qui aura comme invités Matei Vişniec, Dorin Stefan, Octavian Ursu et les réalisateurs des deux films. L’entrée est gratuite dans la limite des places disponibles.

À partir du vendredi 18 octobre, les éditions locales Les Films de Cannes de Iasi, Cluj et Timisoara commencent également. À Bucarest, la dixième édition du festival aura lieu vendredi dans les six salles partenaires: le Cinéma PRO, le Cinéma Elvire Popesco, le Cinéma du Musée du paysan, l’Institut Cervantes, le Musée National de l’Art Roumain – Salle de l’auditorium et  la Cinémathèque Union.

Le gala d’ouverture du festival aura lieu vendredi à partir de 19h00 au Cinéma PRO, en présence de Vlad Ivanov et du cinéaste Claude Lelouch, qui présentera son dernier film, Les plus belles vies d’un vie, et participera après la projection à une session de questions-réponses. Vendredi également, Claude Lelouch présentera à la salle Elvire Popesco à 18h et le film qui lui a valu une Palme d’Or et un Oscar, Un homme et un femme.

Le réalisateur Bálint Kenyeres et l’acteur Vlad Ivanov seront également présents vendredi au Cinéma du Musée du Paysan, pour une discussion avec le public lors de la projection du film Hier, à partir de 20h30. Hier est projeté dans le cadre de la rétrospective que le festival organise pour Vlad Ivanov, à l’occasion de son 50e anniversaire – intitulé Ivanov 50.

Les cinéphiles pourront participer à une conversation plus longue avec Claude Lelouch, le samedi 19 octobre au Cinéma Elvire Popesco, à la suite de la projection de Les plus belles années de la vie, animée par le critique du cinéma Ionuţ Mareş, suivi par la conférence Débat des auteurs, à auquel le cinéaste Elia Suleiman se joindra, à partir de 16h45, pour une discussion sur l’état du cinéma de nos jours.

À partir du 18 octobre, débuteront aussi les Films de Cannes à Cluj (18-20 octobre). Les grands films primés à Cannes seront présentés au Cinéma Victoria et la soirée d’ouverture se déroulera en présence des acteurs Daniel Plier et Emil Măndănac, qui échangeront avec le public après la projection du film Maria, reine de Roumanie.

Les Films de Cannes à Timişoara (18-20 octobre) commence également vendredi à l’Aula Magna de l’Université de l’Ouest de Timisoara. Les amateurs de cinéma pourront voir dès le premier jour la comédie classique espagnole Bienvenue Monsieur Marshall, et le film Douleur et Gloire, réalisé par Pedo Almodóvar, mais aussi Timisoara. Décembre 1989, réalisé par le regretté Ovidiu Bose Pastina.

Les cinéphiles de Iaşi sont invités, également vendredi, à l’ouverture de la quatrième édition des Films de Cannes à Iaşi (18-20 octobre), qui se déroulera au Cinéma Ateneu. L’événement débutera par la projection du documentaire Cannes, le festival libre, en présence d’Irina Margareta Nistor. Ensuite, le public de Iasi pourra voir le film Douleur et Gloire, de Pedro Almodóvar, lauréat du prix d’interprétation masculine.

Parmi les projections incontournables de cette édition figurent les films cannois qui n’ont pas été achetés par des distributeurs pour être projetés dans des cinémas en Roumanie. Les projections des Films de Cannes à Bucarest sont probablement la seule chance de les voir sur grand écran.

Une vie cachée, réalisé par Terence Malick, en compétition officiel au Festival de Cannes en 2019, sera présenté le 20 octobre au Cinéma Pro et le 26 octobre au Cinéma du Musée du Paysan. Inspiré d’un fait réel, le nouveau film du célèbre réalisateur américain raconte l’histoire d’un héros inconnu, l’un des nombreux que l’Histoire a laissé de côté . Franz Jägerstätter, un paysan autrichien, refuse de se battre pour les nazis. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est accusé de trahison et condamné à mort. “Une vie cachée est une œuvre de génie, qui justifie enfin le style de Malick de ces dernières années”, peut-on lire dans le London Evening Standard.

Le légendaire Malick est allé à trois reprises au Festival de Cannes et a remporté une Palme d’or en 2011 pour Tree of Life ainsi que le prix du meilleur réalisateur en 1979 pour Days of Heaven. “Il n’y a aucun autre cinéaste vivant dont le travail fasse l’objet d’une anticipation aussi accablante et fiévreuse, alimenté par la longue attente que ses fans les plus fervents doivent supporter pour un nouveau film. Cela s’explique en partie par le dévouement du cinéaste à une mise en scène méticuleuse et authentique, ainsi que par le secret qui entoure ses projets: un film de Malick est bien plus qu’un événement, c’est plutôt une cérémonie religieuse” , lit-on sur Telegraph.

Chambre 212, réalisé par Christophe Honoré, lauréat du prix de la meilleure actrice dans la section Un Certain Regard, sera projeté les deux dimanches du festival, le 20 octobre au Cinéma PRO et le 27 octobre au Cinéma du Musée du Paysan. Après 20 ans de mariage, Maria décide de quitter son foyer conjugal. Une nuit, elle part pour un hôtel voisin, dans la chambre 212, par la fenêtre dont elle a une vue parfaite sur son appartement, son mari, son ancien mariage. “Le réalisateur étend les limites du genre avec une nouvelle perspective proche du fantastique”, peut-on lire dans Little White Lies alors que Screen International a catalogué le film comme “théâtral et fantaisiste, il ne plaira peut-être pas à tous les goûts mais il projette une lueur chaleureuse qui pourrait attirer les romantiques incurables, les cinéphiles nostalgiques et les fans de Christophe Honoré”.

Sibyl, réalisée par Justine Triet, selectionné en compétition officielle à Cannes, sera projetée à Bucarest au Cinéma Elvire Popesco le 18 octobre et au Cinéma Pro le 22 octobre. Sibyl est une écrivaine convertie à la psychanalyse. Cependant, le désir d’écrire est si fort qu’il décide d’abandonner la plupart de ses patients. En quête d’inspiration pour le prochain livre, une jeune actrice la prie de le recevoir. “Triet manipule la matière avec grâce et maîtrise et dirige l’actrice Virginie Efira vers l’une de ses interprétations les plus impressionnantes et les plus complexes à ce jour.”

Hors Normes, réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache, a clôturé l’édition de cette année  du festival de la Croisette. À Bucarest, il sera visible les 19 et 24 octobre au Cinéma PRO et le 27 octobre au Cinéma Elvire Popesco. Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde différent, celui des enfants et des adolescents autistes. Au sein des organisations à but non lucratif créées par chacun d’eux, ils forment des jeunes issus de milieux difficiles à prendre en charge et à gérer des cas « hyper complexes », rejetés par d’autres institutions. “Un film rare qui vient du coeur et de la réalité: un mélange puissant qui permet d’accéder à un sujet caché et qui reçoit son public avec grâce et humour”, a-t-on pu lire sur Screen International.

Nina Wu, réalisé par Midi Z et projetée à Un Certain Regard à Cannes, sera visible le 20 octobre à la salle de l’auditorium du Musée national de l’art roumain et le 27 octobre au Cinéma Elvire Popesco.

Nina a quitté sa famille et sa ville de province il y a huit ans se lancer dans une carrière d’actrice à Taipei. Son agent, Mark, insiste sur le fait qu’elle se rend au casting pour le rôle principal féminin d’un film d’espionnage, dont l’action se déroule dans les années 60. Un rôle difficile, car il implique des scènes de sexe et de nudité explicites.  Le film remporte un vif succès, mais son état mental est en chute libre. “La mémoire traumatisante est une chose puissante et l’intrigue glissante du film puise ses racines dans une perspective audacieuse et tragique sur le consentement et les abus”, a-t-on lu dans One Room With A View;

Jeanne, réalisé par Bruno Dumont, lauréat d’une mention spéciale de la compétition Un certain Regard à Cannes 2019, sera visible à Bucarest le 24 octobre au Cinéma Elvire Popesco et le 25 octobre au Cinéma PRO. L’année 1429. La guerre de 100 ans fait des ravages. Jeanne, investie d’une mission guerrière et spirituelle, libère la ville d’Orléans et restaure l’héritier légitime du trône de France. Un procès est ouvert contre elle à Rouen dans le but de détruire sa crédibilité.

Bruno Dumont réalise son premier long métrage à l’âge de 38 ans: La vie de Jésus (1996), filmé à Bailleul, sa ville natale. Le film lui apporte un prestige immédiat: il est sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs et remporte une Caméra d’Or pour son premier film. Dumont crée des œuvres frustrantes, difficiles et singulières. Il revient à Cannes, en 1999, en compétition officiel cette fois, avec le film L’humanité qui lui vaudra le Grand Prix du Jury et le Prix de la double interprétation pour les deux acteurs amateurs. En 2006, Flandres, un film rugueux sur les ravages de la guerre, reçoit à nouveau le Grand Prix du Jury à Cannes.

Jeanne est la parente plus mature, plus intelligente et plus impitoyable de Jeannette. Dumont nous apprend à expérimenter ce film bavard: attendre les chansons, les regards, les motifs visuels et, surtout, le corps animé », peut-on lire dans Cinema Scope

The Gangster, the Cop, the Devil, réalisé par Won-Tae Lee, en hors-compétition à Cannes 2019, sera visible le 21 octobre au Cinéma PRO et le 26 octobre à l’auditorium du Musée national de l’art roumain. Après avoir survécu à une violente attaque d’un tueur en série, Jang Dong-su, un célèbre interlope, est contraint de former un partenariat improbable avec un détective local. “Il est tout aussi amusant de voir Lee se battre avec des gens et se promener avec une chemise à rayures brillantes, qu’il est agréable de le voir tout planifier d’un bout à l’autre”, commente Variety.

Au cinéma PRO, au cinéma Elvire Popesco, au cinéma du musée du paysan et au musée national d’art roumain – Salle de l’auditorium, le prix des billets est de 15 lei pour les billets achetés avant le 18 octobre et de 20 lei pendant le festival (du 18 au 27 octobre 2019). Les billets à la Cinémathèque Union coûtent 10 lei ou 8, 5, 3 lei pour les abonnés.

Les billets peuvent être achetés sur le site Eventbook.ro, au siège social de Eventbook, situé au 21 rue Actor Ion Brezoianu, et auprès des caisses des cinémas Elvire Popesco, au musée du paysan et à la cinémathèque Union. Plus de détails peuvent être trouvés sur le site.

Tenez-vous au courant des dernières nouvelles concernant la dixième édition du festival Les Films de Cannes à Bucarest, sur le site officiel filmedefestival.ro et sur la page facebook officielle.

Les Films de Cannes à Bucarest sont présentés par Orange Romania, partenaire traditionnel de l’événement.

Voiture officielle du festival: Renault.

Avec le soutien de: Catena, Apa Nova, Groupama Asigurări.

La dixième édition des Films de Cannes à Bucarest est organisée par l’association Cinemascop et Voodoo Films, en partenariat avec l’ambassade de France et l’Institut français de Bucarest.

Les Films de Cannes à Bucarest est un projet culturel financé par le Ministère de la Culture et de l’Identité Nationale, le Centre National de la Cinématographie, et réalisé avec le soutien de la SACD / Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques.

Partenaires: Air France, KLM, Institut culturel roumain, Europa Cinemas, Hôtel Mercure, SERVE, UPS, Eventbook.

Principaux partenaires médias: Magic FM, Rock FM, Adevărul, Dilema Veche, Historia, TVR

Partenaires médiatiques: Radio România Cultural, Zile și Nopți, Elle, Observatorul Cultural, News.ro, Ziarul Metropolis, AaRC, Movienews, Igloo, Banchiza Urban, FilmNewEurope, Cineghid, Cinemap, Agerpres, Liternet, FilmMenu.

Couverture médiatique: Mediatrust