– Débat des cinéastes prévu avec Claude Lelouch et Elia Suleiman le samedi 19 octobre.

– Un film d’animation pour enfants et adultes comme ajout au programme officiel-

 

Elia Suleima, le réalisateur d’It Must Be Heaven, vainqueur du Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes 2019 se rend à Bucarest pour la seconde fois.

Le samedi 19 octobre, le public pourra l’écouter lors du Débat des auteurs auquel il participera, en compagnie de Claude Lelouch et d’autre cinéastes, sur l’état général du cinéma dans un contexte où les plateformes de streaming et les multiplex fleurissent. Le débat aura lieu au cinéma Elvire Popesco à la suite de la projection des Plus belles années d’une vie de Claude Lelouch. L’entrée est libre sous réserve de places disponibles.

En 2012, au festival Les Films de Cannes à Bucarest, le public avait déjà pu assister à la projection de deux de ses films les plus récompensés : Intervention divine (Prix du Jury à Cannes en 2002) et Le temps qu’il reste (Mention Spéciale du Jury à Cannes en 2009) ; deux films traitant du conflit entre Israël et la Palestine dans un style très personnel apparentant Suleiman autant à Jacques Tati qu’à Buster Keaton.

« Bien que plein de regrets et de compassion, les films de Suleiman ne sont pas des films désespérés. Vous pensez « Je suis assez chez moi en train de réfléchir au conflit. » Lui dit « Je songe à lui de manière existentielle et à comment procurer un peu d’humanité. Je ne crois pas que le désespoir soit nécessaire, sinon, je ne ferais pas de films. Si j’arrête de faire des films, alors vous pourrez en conclure que je me suis livré au désespoir. » déclarait le réalisateur Guardian en 2009 pour la première du Temps qui passe.

Elia Suleiman a continué sa carrière et nous le redécouvrons en 2019 comme réalisateur, scénariste et acteur principal dans cette comédie qui parvient, pour la troisième fois, à faire partie de la compétition officielle du festival de Cannes. It Must be Heaven est un film burlesque explorant les représentations de l’identité, de la nationalité et de l’appartenance, où le réalisateur continue de dépeindre la banalité et l’absurdité d’une routine intime sous forme de vignettes tournées chez lui et ailleurs. Suleiman jongle avec des éléments ludiques et parvient, une fois de plus, à combiner humour et poésie avec sobriété et une pointe de surréalisme.

« Dans mes films précédents, la Palestine était considérée comme microcosme du monde. Dans mon dernier film It Must be Heaven, le monde entier devient un microcosme de la Palestine » déclarait Suleiman sur le site du festival de Cannes. Le film pose une question primordiale : « où peut-on se sentir « chez soi » » ? « Le réalisateur et acteur utilise plus que jamais son propre personnage pour exprimer l’âme de la Palestine dans ses films dans cette nouvelle et drôle de comédie. » écrit le Hollywood Reporter.

« Je lui ai dit ai dit que Bucarest avait évolué dans le bon sens d’un point de vue culinaire- cela a suffi pour le faire revenir une seconde fois » plaisantait Cristian Mungiu annonçant publiquement l’information lors de la conférence de presse de la dixième édition des Films de Cannes à Bucarest donnée il y a quelques jours. Elia Suleiman sera présent pour la projection de son film le 20 octobre à 20:30 au cinéma Elvire Popesco.

Un nouvel ajout au programme des Films de Cannes à Bucarest est celui de Papicha. Tourné dans l’Algérie des années 90, ce premier film de Mounia Meddour raconte l’histoire de Nedjma, une jeune étudiante de 18 ans aimant la mode et tout ce qui s’y rapporte. Son style de vie se retrouve menacé par la virulente campagne pour le port de de la burqa chez les femmes algériennes. Sa vie prend un tournant après une attaque dramatique et la jeune fille décide d’organiser un défilé de mode comme acte de résistance. Meddour révélait dans une interview pour Screen qu’il s’agit d’un film autobiographique. « J’ai grandi en Algérie jusqu’à mes 18 ans, j’ai étudié à l’université où les dortoirs étaient exactement similaires à ceux de mon film. » Le public pourra rencontrer la réalisatrice lors de la projection du film qui aura lieu le 27 octobre au cinéma Elvire Popesco avec une session de questions et réponses à l’issue de la séance.

La création et les implications de ce film ont été chaudement accueillis à Cannes où le film était projeté dans la catégorie « Un certain Regard ». Preuve que le cinéma arabe, dont la révolte de la jeune réalisatrice examinant les relations humaines complexes et intenses, affronte de nombreuses difficultés. Papicha sélectionné pour représenter l’Algérie à l’édition de Cannes 2020 devait voir sa première le 22 septembre à Alger mais les autorités locales ont annulé la séance. Les producteurs ont accusé la censure gouvernementale et se sont rendus compte que la promesse du gouvernement était nulle, puisque le film, pour être qualifié aux Oscars du Meilleur Film Étranger, aurait dû être projeté avant le 30 septembre. Heureusement, l’Académie et son jury ont fait une exception et Papicha pourra entrer dans la compétition en tant que film étranger, malgré son absence dans son pays d’origine.

Le message féministe et l’esprit rebelle du film vont de pair avec les événements récents en Algérie où, chaque vendredi, depuis mars, les gens manifestent contre le gouvernement islamique,  mouvement appelé plus généralement : « La Révolution du sourire ».

Que font nos voisins ? Nous savons plein de choses sur les acteurs et réalisateurs américains, nous connaissons aussi pas mal de choses sur les Français et les Anglais, mais très peu de nos voisins bulgares, géorgiens ou bosniaques.

Que font nos voisins ? ou (What are our neighbours up to?) est une section des Films de Cannes à Bucarest proposant pour la première fois cette année, de réunir un public roumain avec des réalisateurs -humains, génies, sensibles et enthousiasmants- n’ayant pas eu l’occasion de se retrouver sous les feux cannois.

La section s’ouvrira avec la projection de l’omnibus Lost and Found (Perdu et retrouvé), dont la production célèbre ses 15 ans avec la réunion à Bucarest des différents réalisateurs : Jasmila Žbanić (Bosnie), Stefan Arsenijević (Serbie), Nadejda Koseva (Bulgarie), Mait Laas (Estonie) et le producteur du réalisateur Kornél Mundruczó, Viktória Petrányi (Hongrie). Aux côtés de Cristian Mungiu, lui-même co-auteur de ce projet collectif, les réalisateurs rencontreront le public et introduiront le film à l’Institut Cervantès, le lundi 21 octobre à partir de 17:00. Durant le festival, les spectateurs pourront se délecter d’un film de chacun des auteurs, déjà acclamé par le public ou par les festivals, dans le cadre de cette incroyable réunion.

Mait Laas, l’un des maîtres estoniens de l’animation arrive avec son Lisa Limone et Orange Maroc : une courte histoire d’amour, un délicieux film d’animation avec quelques oranges pour enfants et adultes. Jasmila Žbanić présentera Le secret d’Esma, film ayant remporté l’Ours d’Or à Berlin, Stefan Arsenijevic assistera à la séance du film Amour et autres crimes, film qui lui valut la récompense de meilleur réalisateur au Festival du Film de Sofia. Pour les autres réalisateurs, ce seront leurs derniers films qui seront projetés.

Lisa Limone and Maroc Orange: A Rapid Love Story will screen on Sunday, 20th October, at PRO Cinema, starting 11:30. Entrance to all screening under the What are our neighbours up to? section is free of admission, and, at the animation film, only children over 12 have access.

Lisa Lemon et Orange Maroc : une courte histoire d’amour sera projeté le 20 octobre au cinéma PRO à 11:30. L’accès à toutes les projections de la section « Que font nos voisins? » est libre, le film d’animation est gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

Le programme complet de la dixième édition des Films de Cannes à Bucarest est disponible sur notre site Internet : filmedefestival.ro

Aux Cinémas PRO, Elvire Popesco, musée du paysan roumain et de l’Auditorium du Musée National d’Art Roumain, les billets sont au tarif de 15 leu jusqu’au 18 octobre et de 20 lei (du 18 au 27 octobre 2019).

A la cinémathèque Union, le prix des billets est de 10 lei ou 8,5 ou 3 lei pour les abonnés.

Les billets peuvent être achetés sur Eventbook.ro et au quartier général situé au 21 rue Actor Ion Brezoianu, sur le réseau Eventbook et aux différents comptoirs des cinémas Elvire Popesco, musée du paysan roumain et à la cinémathèque Union. Plus de détails, sur notre site Internet.

Pour vous tenir au courant des nouveautés de l’édition 2019 des Films de Cannes à Bucarest, retrouvez-nous sur le site officiel filmedefestival.ro et sur notre page Facebook.

Les Films de Cannes à Bucarest vous est présenté par Orange Roumanie, le fidèle partenaire de l’événement.

Véhicules officiels du Festival : Renault

Avec le soutien de : Catena, Apa Nova, Groupama Asigurări.

La dixième édition de Les Films de Cannes à Bucarest est organisé par l’association Cinemascop et Voodoo Films en partenariat avec l’ambssade France et de l’Institut français de Bucarest.

Les Films de Cannes à Bucarest est un projet culturel financé par le Ministère de la Culture et de l’Identité Nationale, le Centre National de la Cinématographie et réalisé grâce au soutien de la SACD / Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques.

Partenaires : Air France, KLM, L’Institut Culturel Roumain, Europa Cinemas, Hôtel Mercure, SERVE, UPS, Eventbook.

Partenaires Medias : Radio România Cultural, Zile și Nopți, Elle, Observatorul Cultural, News.ro, Ziarul Metropolis, AaRC, Movienews, Igloo, Banchiza Urbană, FilmNewEurope, Cineghid, Cinemap, Agerpres, Liternet, FilmMenu.

Couverture Media : Mediatrust