Seule présence “roumaine” avec un long métrage dans l’édition 2018 du Festival de Cannes a été Marta Bergman, réalisatrice née en Roumanie, présente dans la section ACID avec le film Seule à mon marriage, long métrage belge en partie roumain, avec l’actrice Alina Serban dans le rôle principal.

Marta Bergman est née à Bucarest et a ensuite passé son enfance en Belgique. Après avoir terminé ses études (Institut Supérieur des Arts de Bruxelles), elle est rentrée en Roumanie avec un ami, Stephane Karo, qui est devenu le manageur du groupe de taraf de Clejani, qu’il a compilé dans un documentaire sur la musique Tsigane. Ce voyage a généré un premier documentaire, Clejani (2005), suivi de deux autres, également centrés sur des personnages roms. Le dernier, Un jour mon prince viendra, l’histoire de trois jeunes femmes à la recherche de maris occidentaux, est celui qui a lancé l’idée du scénario du premier film de fiction de la réalisatrice. Seule à mon marriage est « l’histoire de l’émancipation du jeune femme rom, une femme en quête de liberté » a déclaré la réalisatrice dans une interview accordée à Cineuropa. Le personnage principal est Alina Serban, la jeune actrice roumaine d’origine Rom, que la réalisatrice a vue dans une pièce de théâtre avant de lui confier le rôle immédiatement. Clejaniul est resté présent dans le film, la musique est signée de Vlaicu Golcea et le violon entendu est traité par Caliu, l’un des membres distingués du taraf.

Seule à mon mariage sera projeté le samedi 27 octobre au Musée du Paysan (MNȚR) à partir de 19h30, en présence de Marta Bergman et Alina Serban.  Seule à mon mariage est la troisième collaboration entre Frakas Productions et Hi Film Production (Ada Salomon) et sera dans les cinémas dès le 2 novembre, distribué par microFILM.

Né à Marseille, Jean-Bernard Marlin a étudié la réalisation à l’ENS Louis Lumière à Paris. Shéhérazade, son premier film, est né d’un fait divers lu dans un journal ; l’amour entre un proxénète et une jeune prostituée dans un quartier pauvre de sa ville natale. Le réalisateur a voulu dès le début tourner dans des lieux réels avec des interprètes non-professionnels aussi proches que possible des personnages qui ont inspirés l’histoire. Après une période de documentation dans les rues de Marseille, le scénario a été écrit, suivi par 8 mois de casting intense dans les écoles et les centres sociaux. « Nous avons presque vu tous les jeunes de Marseille, de tous les quartiers », a déclaré le réalisateur dans une interview à Cannes. Dylan Robert, l’acteur principal, a été découvert par le réalisateur juste après sa sortie de prison et Kenza Fortas, l’actrice principale, a été découverte dans un camp de Roms. Le résultat est « un exemple impeccable de cinéma-vérité », selon Cineuropa, une histoire dynamique et émouvante. À Cannes, entourés de la presse et du public, les acteurs ont vécu intensément l’expérience la plus surprenante de leur vie. Dylan a reçu l’autorisation du centre social où il était enregistré pour assister au Festival tandis que Kenza est venue avec toute sa famille et des amis pour la voir marcher sur le tapis rouge. Pour tous les deux, le tournage et la participation au Festival est sans doute une expérience avec le potentiel de changer leur destin. Un désir que le film semble leur proposer.

Shéhérazade sera projeté au Cinéma Elvire Popesco le vendredi 19 octobre à 17h30 en présence du réalisateur, qui restera à la fin de la projection pour une discussion avec le public.

Il y a un an, le monde des festivals avait été surpris par l’apparition d’un petit réalisateur Hongrois, Ildikó Enyedi, récompensé par l’Ours d’Or à Berlin pour On Body and Soul. Zsófia Szilágyi a repris le flambeau et a atteint le même objectif. Assistante de Enyedi sur le film On Body and Soul, Szilágyi a terminé son premier film, One Day, qui a été sélectionné à la semaine de la critique à Cannes.

One Day a commencé avec les lettres d’une amie, détaillant son expérience en tant que mère d’enfants en bas âge. « Un thriller matrimonial » comme le dénomme la réalisatrice du film qui raconte une journée dans la vie d’une femme qui jongle, dans une course contre la montre, entre son rôle de mère, de carriériste et de femme. Le film a remporté le prix FIPRESCI de la critique du meilleur film de sa section.

One Day sera projeté le samedi 20 octobre au cinéma Elvire Popesco, à 20h30, en présence de la réalisatrice qui sera également présente à la fin pour une discussion avec le public.

Le quatrième film basé sur une histoire vraie pour lequel le réalisateur sera présent est les confins du monde, de Guillaume Nicloux, projeté mercredi 24 octobre à 20h00, au cinéma Elvire Popesco.

Le réalisateur et écrivain français Guillaume Nicloux est entré dans le monde du cinéma à l’âge de 22 ans, avec le court-métrage La piste aux étoiles, filmé par Raoul Coutard (le directeur de la photographie de Jean-Luc Godard) en noir et blanc sur une pellicule 16mm. Leur collaboration a durée pour les trois premiers films du réalisateur, qui a ensuite construit une œuvre dense et unique, explorant tous les genres, du film expérimental à la trilogie noire, en passant par la comédie, le film politique ou encore le drame. Son 16ème film, Les Confins du monde, a été présenté à Cannes durant la Quinzaine des réalisateurs. Il est né de la collaboration et de l’amitié entre le réalisateur et l’opérateur Raoul Coutard qui, après 11 ans de photographie de guerre au Vietnam, a développé une réelle passion pour la culture locale et ses habitants, partageant avec Nicloux ses expériences. Tourné dans le nord du Vietnam, dans des conditions de température et d’humidité extrême durant sept semaines, Les Confins du monde raconte l’histoire d’un jeune soldat français assoiffé de vengeance après la perte de son frère.

Tous les films sont projetés en version originale, sous-titrés en Roumain. Les films supplémentaires sous-titrés dans d’autres langues seront indiqués comme tel sur le site et le catalogue du Festival.

Les billets et les réservations, y compris pour les projections avec entrée libre, sont disponibles en ligne sur Eventbook.ro et aux guichets des salles de cinéma.

Suivez toutes les informations et le programme du Festival sur notre site filmedefestival.ro et sur notre page Facebook officielle ou encore sur notre profil Instagram.

***

Le Festival Le Films de Cannes à Bucarest est présenté par Orange Rômania, partenaire traditionnel de l’événement.

Soutenu par : BRD – Groupe Société Générale

Voiture officielle du Festival : Renault

Avec le soutien de : Catena, Groupama Asigurări, Silva, Apa Nova

La 9ème édition du Festival Les Films de Cannes à Bucarest est organisée par l’Association Cinesmascop et Voodoo Films, réalisée en partenariat avec l’Ambassade de France et l’Institut Français de Bucarest.

Les Films de Cannes à Bucarest est un projet financé par le Ministère de la Culture et de l’Identité Nationale, le Centre National de la Cinématographie, réalisé avec le soutien de la SACD/ Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, la Représentation de la Commission Européenne en Roumanie, DACIN SARA, CREDIDAM.

Partenaires : Air France, KLM, Institutul Cultural Român, Ambasada Mexicului în România, Hotel Mercure, Hotel Cișmigiu, UPS, Defi, SERVE

L’Hommage Lucian Pintilie est organisé en partenariat entre Les Films de Cannes à Bucarest et le Festival National de Théâtre, en collaboration avec Filmex Romania et le Centre National pour la Cinématographie, avec le soutien de Fundației 9.

Recommandé par : Radio Guerrilla

Partenaires media : TVR, Radio România Cultural, Adevărul, Dilema Veche, OK! Magazine, Zile și Nopți, Elle, Glamour, Observator Cultural, Agerpres, News.ro, AListMagazine, Scena9, Senso TV, Tonica, Ziare.com, Business24, Cinemap, The Institute, DoR, Liternet.ro, Cinemagia, Movienews, Ziarul Metropolis, AaRC, Igloo, Banchiza Urbană, Cinefan, Cineghid, FilmSi, Sub25, FilmMenu, RFI. Partenaire Communication: PiArt Vision. Partenaire veille media: MediaTRUST