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La piraterie et le cinéma

La piraterie et le cinéma – en débat

Samedi, 24 octobre, 11 heures, au Cinéma Elvire Popesco

Imaginez-vous pour quelques secondes un monde sans films. Est-ce que ce monde peut devenir réalité si l’on cesse de payer pour voir les films? Ou c’est plutôt une vision sombre d’un scénario post-web 2.0, régné par le téléchargement?

La série de conférences dans le cadre du festival Les Films de Cannes à Bucarest commence par ce problème d’actualité, samedi, 24 octobre, à 11 heures, au Cinéma Elvire Popesco: La Piraterie et le cinéma. L’entrée est libre.

Un important distributeur de film en France, un créateur de logiciels anti-piratage qui travaille pour les grandes entreprises du monde, un avocat roumain spécialisé dans le droit d’auteur ou un distributeur roumain qui a gagné un procès de piraterie sont seulement quelques-uns des invités de la conférence qui aura lieu samedi. Les problèmes acuts, les études de cas et les exemples vont tracer des conclusions qui concernent tous les cinéphiles, soit des producteurs, soit de simples spectateurs.

Les invités spéciaux: Jean Labadie, président et ditributeur Le Pacte (France), l’une des plus respectées sociétés de ventes de l’Europe, et Davide Castorina, cadre supérieur MUSO, une entreprise qui a créé des logiciels anti-pirates.

En Roumanie, il y a une loi qui, apparemment, régit la situation: « Consitue une infraction et est sanctionnée en droit pénal d’une peine d’emprisonnement d’un an à quatre ans ou d’une amende le fait de mettre à la disposition du public, y compris sur l’Internet, toute édition, représentation ou diffusion quelconque d’une œuvre sans l’autorisation de l’auteur ». Mais une loi peut-elle résoudre une situation si complexe? Pour l’industrie, la piraterie constitue une menace qui met en danger son fondement même. Pour le public, c’est un choix – illégal, parmi d’autres choix légaux. Quelles sont les mesures légales et qui sont ceux qui doivent les appliquer et les promouvoir, qui sont ceux qui ont l’initiative législative et quelles sont les mesures anti-pirates qui ont été appliquées dans d’autre pays – sont seulement quelques-unes des questions auxquelles les participants à la discussion doivent répondre.

Le programme:

11.00 – 12.30 – Session 1

12.30 – 13.00 – Pause repas

13.00 – 15.00 – Session 2

Les conférences dans le cadre du festival continuent dimanche, 25 octobre, avec le débat Comment, pourquoi et pour qui écrit-on des chroniques de film? Les Films de Cannes à Bucarest va se dérouler du 23 au 29 octobre, aux Cinéma Studio, Cinéma Elvire Popesco et CinémaPRO.

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Les invités:

Jean Labadie est le CEO et le fondateur de la société Le Pacte, une société chargée de la distribution, de la production et des ventes internationales de film, créée en 2007. Elle compte 20 salariés et s’occupe de la distribution d’environ 20 films par an, la plupart des films d’auteur, français (Ozon, Amalric, Resnais etc.) et des chefs-d’ɶuvre des grands réalisateurs du monde (Moretti, Jarmusch, Loach ou Mungiu). Le catalogue de la société déploie plus de 200 titres. Plusieurs de ces films ont été recompensés à Cannes, tels que Gomorra, Drive, Post Tenebras Lux, Au-delà des collines, Heli ou Maps to the Stars. Dès le début, la société a accompagné plusieurs auteurs tels que Matteo Garrone, Carlos Reygadas, Jim Jarmusch, Terry Gilliam ou John Boorman.

Jean Labadie a travaillé aussi avec d’autres sociétés qu’il a conduites ou qu’il a fondées, comme Paradis Films, une société de production, et Bac Films, une société de distribution. Il a ainsi distribué plus de 500 films, 8 films ayant remporté la Palme d’Or à Cannes (Sailor et Lula, Barton Fink, Les meilleures intentions, La leçon de piano, La chambre du fils, Le pianiste, 4 mois, 3 semaines et 2 jours). Il a produit ou coproduit environ 50 films, y compris Indochine, distingué par un Oscar du meilleur film étranger en 1992.

Il a été le propriétaire de plusieures salles de cinéma et de multiplexes, en fondant Élysées Biarritz pour les premières. Ses autres sociétés ont eu du succès aussi – Mars Films, une compagnie de distribution qui s’est occupée de plus d’une centaine de films, a été cédée au Studio Canal en 2003; Wild Side Video, une société de distribution vidéo, et Wild Side Films, spécialisée en l’acquisition des droits et en distribution, dédiée aux films d’auteur, ont été achetées par Wild Bunch en 2004.

 

David Castorina a une expérience de plus de 12 ans dans l’industrie du film sur plusierus marchés internationaux. Il a une grande connaissance de la dynamique du marché international et une profonde compréhension du consommateur de cinéma. Il a travaillé dans les départements de marketing et de vente pour le compte de clients comme Universal Pictures, Twentieth Century Fox et Warner Bros.

Actuellement, il est le CEO MUSO pour la France et le Benelux et il s’occupe de la stratégie de développement de la compagnie en Éurope.

MUSO recueille les analyses obtenues de 4 milliards de pages pour des centaines de clients, tels que les grands studios d’enregistrement, les sociétés de production et d’autres compagnies internationales.